Texte de présentation
Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L'excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d'écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l'imagination de Max : lors d'une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d'hôtel.Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement.
Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l'enquête... Entourés d'une ligue de gentlemen extraordinaires – l'écrivain Gaston Leroux, l'aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d'autres –, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.
Prix Griffe noire du meilleur roman historique 2016.
Caractéristiques techniques
Livre papier
Éditeur : PointsDate de parution : avril 2018
Couverture : brochée
Format : 11 cm x 18 cm
Pagination : 504 pages
ISBN : 978-2-7578-7073-0
Livre numérique
Éditeur : La MartinièreFormat : 7switch : ePub –– Amazon : Kindle –– Decitre : ePub ou PDF –– ePagine : ePub –– Fnac : ePub –– Numilog : ePub ou PDF












Paris, 1909 : où le sang s’écrit en lettres d’or sur les unes des journaux
RépondreSupprimerJ’ai lu "On se souvient du nom de l’assassin" de Dominique Maisons comme on dévore un roman de Gaston Leroux — mais avec la cruauté d’un reportage de Max Rochefort. Ce n’est pas un simple thriller, c’est un cri de la ville elle-même : Paris, entre ses dirigeables et ses égouts, entre ses salons et ses boucheries, se déchire entre luxe et horreur. Le meurtre du cardinal Berdoglio — avec ses symboles sanglants — n’est pas un fait divers, c’est un manifeste. Un cri de guerre dans une France encore meurtrie par l'affaire Dreyfus, par la Prusse, par la séparation de l’Église et de l’État. Et quand Max Rochefort, ce romancier cynique au volant de sa Bugatti Hermès, s’en mêle, on sent que l’histoire ne se contente plus de se raconter — elle se fabrique.
Giovanni Riva, ce jeune homme à peine sorti de l’enfance, n’est pas un héros — c’est un témoin. Jeté dans les entrailles de Paris par le journal « Le Matin », il découvre la ville comme on découvre un cadavre : d’abord avec effroi, puis avec une curiosité qui devient complicité. Ses yeux, naïfs mais perçants, nous montrent ce que Rochefort, lui, feint d’ignorer : les Halles où une femme enceinte est crucifiée, les rues où les enfants mangent des rats, les dirigeables qui s’affrontent au-dessus de Verdun comme des oiseaux de proie. Mais c’est aussi lui qui tombe amoureux de Justine, cette femme de chambre qui incarne la fragilité d’une époque. Dans ses pas, on ne suit pas une enquête — on vit une initiation. Et c’est là, dans cette chute en douceur vers la réalité, que l'auteur frappe le plus fort : il ne nous raconte pas un crime, il nous fait ressentir la naissance d’un monde où le sang fait vendre, et où l’innocence se meurt.
« Dans Paris 1909, le crime n’est plus un secret — c’est un spectacle. Et Dominique Maisons, avec la plume d’un chroniqueur et le regard d’un voyeur, nous y invite comme on entre dans un cabaret : avec frisson, avec honte, avec ivresse. »